Actualités Course à pied · 14 min de lecture

La course à pied est-elle nocive pour les genoux ?

Dr Pierre DEKEUWER

Dr Pierre DEKEUWER

Chirurgien orthopédiste · Hyères & Toulon, Var

Course à pied et douleurs du genou – Dr Pierre DEKEUWER Hyères Toulon Var

La course à pied est souvent accusée d’abîmer les genoux. Beaucoup de patients entendent encore qu’il faudrait éviter de courir pour ne pas “user le cartilage” ou provoquer une arthrose du genou.
La réalité est plus nuancée.
Les études disponibles ne montrent pas que la course à pied pratiquée de manière raisonnable abîme systématiquement les genoux. Chez les coureurs récréatifs, réguliers et sans excès, la course n’est pas clairement associée à une augmentation du risque d’arthrose du genou. Certaines données suggèrent même que les coureurs récréatifs présentent moins d’arthrose de hanche ou de genou que les personnes sédentaires.
Cela ne signifie pas que la course à pied est sans risque. Les blessures existent, notamment lorsque l’entraînement augmente trop vite, que la récupération est insuffisante, que les chaussures sont inadaptées, qu’il existe un antécédent de traumatisme du genou ou que le patient court malgré une douleur persistante.
À Toulon et Hyères dans le Var, le Dr Pierre Dekeuwer, chirurgien orthopédiste, spécialiste du genou, reçoit des patients sportifs ou actifs présentant des douleurs du genou, des lésions méniscales, des ruptures ligamentaires, de l’arthrose ou des douleurs liées à la pratique de la course à pied.

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Courir abîme-t-il forcément les genoux ?

Non. La course à pied n’abîme pas forcément les genoux.

Il faut distinguer deux choses :

  • l’usure progressive du cartilage, appelée arthrose ;
  • les douleurs ou blessures liées à la pratique de la course.

Un coureur peut avoir mal au genou sans avoir d’arthrose. À l’inverse, une personne peut avoir de l’arthrose du genou sans jamais avoir couru.

La course exerce bien des contraintes mécaniques sur le genou. À chaque foulée, l’articulation absorbe une partie de l’impact. Mais le corps humain n’est pas une machine qui s’use simplement parce qu’elle bouge. Les os, les muscles, les tendons et les articulations s’adaptent progressivement aux contraintes, à condition que celles-ci soient raisonnables et progressives.

Le problème apparaît surtout lorsque la contrainte dépasse la capacité d’adaptation du genou.

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Pourquoi cette idée reçue persiste-t-elle ?

L’idée que “courir détruit les genoux” vient d’une logique simple, mais incomplète : puisque la course provoque des impacts répétés, elle devrait forcément accélérer l’usure.

En réalité, le cartilage et les tissus autour du genou ont besoin d’une certaine dose de mouvement et de charge pour fonctionner correctement. L’activité physique entretient les muscles, améliore la stabilité articulaire et limite les effets négatifs de la sédentarité.

Ce n’est donc pas la course en elle-même qui est automatiquement dangereuse. C’est plutôt une course mal dosée, mal récupérée ou pratiquée sur un genou déjà fragilisé.

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Ce que montrent les études sur la course et l’arthrose

Les données scientifiques récentes sont plutôt rassurantes pour la course récréative.

Chez les coureurs réguliers qui pratiquent sans excès, la course n’est pas associée à un risque clairement augmenté d’arthrose du genou. Certaines études montrent même une fréquence plus faible d’arthrose de hanche ou de genou chez les coureurs récréatifs que chez les personnes sédentaires ou les coureurs très intensifs.

Cela s’explique probablement par plusieurs facteurs :

  • les coureurs réguliers entretiennent mieux leur masse musculaire ;
  • ils ont souvent un meilleur contrôle du poids ;
  • ils sollicitent régulièrement leur système cardiovasculaire ;
  • leurs tissus peuvent s’adapter progressivement à la charge ;
  • ils évitent parfois davantage la sédentarité, qui est défavorable aux articulations.

En revanche, les conclusions sont moins claires pour les pratiques très intensives : volumes très élevés, longues distances répétées, dénivelés importants, compétition fréquente ou entraînements très exigeants. Dans ces situations, le risque dépend beaucoup du niveau d’entraînement, de la récupération, de la technique, du terrain, des antécédents et de la capacité du corps à encaisser la charge.

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La course peut-elle être protectrice pour les genoux ?

Elle peut l’être indirectement, si elle est pratiquée de manière raisonnable.

La course aide à maintenir une activité physique régulière, à préserver la condition cardiovasculaire, à contrôler le poids et à renforcer progressivement les muscles du membre inférieur. Tous ces éléments sont favorables à la santé globale et au bon fonctionnement du genou.

Mais il ne faut pas tirer une conclusion excessive. La course n’est pas un traitement miracle du genou. Elle est bénéfique lorsqu’elle est adaptée au patient, à son niveau, à son âge, à son poids, à ses antécédents et à sa tolérance.

La bonne question n’est donc pas : “La course est-elle bonne ou mauvaise ?” La bonne question est : “La course est-elle adaptée à ce genou, à ce moment, avec cette charge d’entraînement ?”

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Pourquoi certains coureurs se blessent-ils au genou ?

Les blessures du coureur surviennent rarement à cause d’un seul facteur. Elles sont souvent liées à une combinaison de charge d’entraînement, de récupération, de morphologie, de technique et d’antécédents.

Les causes fréquentes sont :

  • une augmentation trop rapide du volume d’entraînement ;
  • une hausse brutale de l’intensité ;
  • un ajout trop rapide de fractionné, de côtes ou de dénivelé ;
  • une récupération insuffisante ;
  • une reprise trop rapide après une blessure ;
  • un manque de renforcement musculaire ;
  • des chaussures usées ou mal adaptées ;
  • des surfaces trop dures ou trop irrégulières ;
  • des antécédents de traumatisme du genou ;
  • une instabilité ou une douleur déjà présente.

Le genou peut tolérer beaucoup de contraintes, mais il tolère mal les changements trop rapides.

Un coureur qui passe brutalement de deux sorties tranquilles par semaine à quatre sorties avec fractionné, côtes et longue distance augmente son risque de douleur. Le problème n’est pas seulement la course : c’est la progression trop rapide.

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Les douleurs de genou les plus fréquentes chez le coureur

La course à pied peut révéler plusieurs types de douleurs du genou. Toutes ne correspondent pas à de l’arthrose.

La douleur autour de la rotule

Elle est fréquente chez les coureurs. Elle peut apparaître à l’avant du genou, autour ou derrière la rotule, notamment dans les descentes, les escaliers, les squats ou après une sortie longue.

Elle peut être favorisée par une surcharge, une faiblesse musculaire, un mauvais contrôle de la hanche ou une augmentation trop rapide de l’entraînement.

La douleur sur le côté externe du genou

Elle peut évoquer une irritation de la bandelette ilio-tibiale, parfois appelée syndrome de l’essuie-glace. La douleur apparaît souvent après un certain temps de course et peut obliger à s’arrêter.

Elle est souvent liée à une surcharge répétée, au dénivelé, à la fatigue musculaire ou à certains facteurs biomécaniques.

La douleur interne du genou

Une douleur sur la partie interne du genou peut avoir plusieurs origines : ménisque interne, ligament, tendons, arthrose débutante ou surcharge locale. Elle doit être évaluée si elle persiste, surtout après un faux mouvement ou une torsion.

Le gonflement après la course

Un genou qui gonfle après une sortie ne doit pas être banalisé. Le gonflement traduit souvent une réaction intra-articulaire. Il peut être lié à une irritation, une lésion méniscale, une poussée d’arthrose ou une autre pathologie du genou.

Si le gonflement se répète, il faut consulter.

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Course à pied et arthrose du genou : attention aux situations particulières

Chez une personne sans douleur et sans antécédent, la course raisonnable est généralement bien tolérée.

Mais la réponse change si le patient présente déjà :

  • une arthrose du genou diagnostiquée ;
  • une douleur persistante ;
  • des gonflements répétés ;
  • une lésion méniscale ;
  • une rupture ancienne du ligament croisé antérieur ;
  • une instabilité du genou ;
  • une fracture ancienne autour du genou ;
  • une chirurgie antérieure du genou ;
  • un surpoids important ;
  • une boiterie.

Dans ces situations, il ne faut pas appliquer aveuglément l’idée que “courir est bon pour les genoux”. Il faut évaluer le genou, adapter la charge, parfois remplacer temporairement la course par du vélo, de la natation, de l’aquagym ou du renforcement musculaire.

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Quels sont les vrais facteurs de risque d’arthrose du genou ?

La course récréative n’est pas le seul sujet, ni forcément le plus important.

Les facteurs associés au risque d’arthrose du genou sont notamment :

  • l’âge ;
  • le surpoids ou l’obésité ;
  • les antécédents de traumatisme du genou ;
  • les lésions du ménisque ;
  • les ruptures du ligament croisé antérieur ;
  • certaines fractures autour du genou ;
  • certaines chirurgies du genou ;
  • les contraintes professionnelles répétées ;
  • les troubles d’axe ou certaines particularités morphologiques ;
  • les antécédents familiaux.

Un patient ayant eu une rupture du ligament croisé antérieur ou une lésion méniscale importante doit donc être plus prudent dans la reprise de la course, surtout si le genou reste instable, gonfle ou devient douloureux.

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Comment courir en protégeant ses genoux ?

La meilleure prévention repose sur la progressivité, le renforcement et l’écoute des symptômes.

Augmenter progressivement la charge

C’est le principe le plus important.

Il faut éviter d’augmenter brutalement :

  • la distance ;
  • la durée ;
  • la vitesse ;
  • le nombre de séances ;
  • le dénivelé ;
  • le fractionné ;
  • les sorties longues.

Un changement à la fois suffit. Par exemple, si vous augmentez la distance, ne changez pas en même temps la vitesse et le dénivelé.

Prévoir des jours de récupération

La récupération fait partie de l’entraînement. C’est pendant les phases de repos que le corps s’adapte.

Courir tous les jours n’est pas forcément nécessaire, surtout chez un coureur amateur, un débutant, une personne de plus de 40 ou 50 ans, ou un patient avec antécédent de blessure.

Alterner course, renforcement, vélo, marche ou repos permet souvent de mieux progresser qu’en accumulant les sorties.

Faire du renforcement musculaire

Le renforcement musculaire est essentiel pour protéger le genou.

Il doit cibler en priorité :

  • les quadriceps ;
  • les ischio-jambiers ;
  • les fessiers ;
  • les mollets ;
  • les muscles de la hanche ;
  • le gainage.

Le quadriceps joue un rôle majeur dans le contrôle du genou et de la rotule. Les fessiers et les muscles de la hanche aident à stabiliser le membre inférieur à chaque foulée.

Deux séances courtes de renforcement par semaine peuvent être plus utiles qu’une simple accumulation de kilomètres.

Varier les entraînements

Il est préférable d’éviter de courir toujours à la même allure, sur la même surface, avec la même durée et la même intensité.

Un programme équilibré peut associer :

  • des sorties faciles ;
  • une sortie un peu plus longue ;
  • du renforcement musculaire ;
  • du vélo ou de la natation en complément ;
  • des journées de récupération.

Le fractionné, les côtes et le trail doivent être introduits progressivement.

Choisir des chaussures adaptées

Les chaussures ne règlent pas tout, mais elles participent au confort et à la tolérance de la course.

Il est conseillé de remplacer ses chaussures lorsqu’elles sont usées, déformées ou moins amortissantes. Le choix doit surtout reposer sur le confort, la stabilité ressentie et l’adaptation à la pratique.

Un changement brutal de modèle, de drop ou de type de chaussure peut aussi créer une surcharge. Il vaut mieux introduire une nouvelle paire progressivement.

Surveiller la réaction du genou

Le bon indicateur est la réaction du genou pendant et après la course.

Une gêne légère et transitoire peut parfois être tolérée. En revanche, il faut réduire la charge si la course provoque :

  • une douleur qui augmente pendant la sortie ;
  • une boiterie ;
  • un gonflement ;
  • une douleur le soir ou la nuit ;
  • une raideur importante le lendemain ;
  • une douleur qui persiste plus de 24 heures ;
  • une sensation d’instabilité ;
  • une douleur qui revient à chaque sortie.

Dans ces cas, continuer à courir “pour voir si ça passe” est une mauvaise stratégie.

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Faut-il courir sur route, tapis ou chemins ?

Il n’y a pas de surface parfaite pour tout le monde.

La route est régulière, mais plus dure. Les chemins sont plus souples, mais parfois instables. Le tapis permet un contrôle de la vitesse et de la pente, mais peut modifier légèrement la foulée.

En pratique, il faut surtout éviter les changements brutaux. Passer soudainement de la route au trail, ajouter beaucoup de dénivelé ou courir longtemps sur terrain irrégulier peut augmenter les contraintes.

Pour un genou sensible, il est souvent préférable de commencer par des surfaces régulières, avec peu de dénivelé, puis d’adapter selon la tolérance.

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La course à pied est-elle déconseillée après 50 ans ?

Non, l’âge seul n’interdit pas la course à pied.

Après 50 ans, il faut simplement être plus attentif à la progressivité, à la récupération, au renforcement musculaire et aux antécédents articulaires.

Un patient de 55 ou 60 ans qui court régulièrement, sans douleur, sans gonflement et avec une bonne condition musculaire peut parfois continuer à courir. À l’inverse, une personne qui reprend brutalement après plusieurs années d’arrêt doit y aller très progressivement.

Le vrai critère n’est pas l’âge sur la carte d’identité. C’est la tolérance du genou, l’état articulaire, la condition physique et la qualité de la progression.

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Peut-on courir avec une arthrose du genou ?

Cela dépend.

Une arthrose légère, peu douloureuse, bien contrôlée et sans gonflement peut parfois être compatible avec une course adaptée, courte, progressive et bien tolérée.

En revanche, si l’arthrose provoque des douleurs régulières, un gonflement après l’effort, une boiterie, une raideur importante ou une limitation de la marche, la course peut devenir trop contraignante.

Dans ce cas, il est souvent préférable de privilégier temporairement :

  • la marche sur terrain plat ;
  • le vélo d’appartement ;
  • la natation ;
  • l’aquagym ;
  • l’aquabike ;
  • le renforcement musculaire ;
  • les exercices de mobilité.

La course n’est donc pas interdite automatiquement en cas d’arthrose, mais elle doit être discutée au cas par cas.

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Quand faut-il arrêter ou réduire la course ?

Il faut réduire la course, au moins temporairement, si le genou envoie des signaux d’alerte.

Les principaux signes sont :

  • douleur qui augmente à chaque sortie ;
  • douleur obligeant à modifier la foulée ;
  • boiterie ;
  • gonflement du genou ;
  • douleur persistante plus de 24 heures après l’effort ;
  • sensation de blocage ;
  • impression que le genou lâche ;
  • douleur nocturne ;
  • difficulté à descendre les escaliers ;
  • perte de mobilité.

Dans ces situations, la première étape consiste souvent à réduire la durée, l’intensité et la fréquence des entraînements. Si les symptômes persistent, il faut consulter.

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Quand consulter un spécialiste du genou ?

Une consultation est recommandée si la douleur du genou persiste malgré l’adaptation de l’entraînement, si le genou gonfle, si la douleur revient à chaque sortie ou si le patient ressent une instabilité.

Il faut consulter plus rapidement en cas de :

  • traumatisme récent ;
  • torsion du genou ;
  • craquement au moment de l’accident ;
  • blocage du genou ;
  • gonflement important ;
  • impossibilité de courir ou de marcher normalement ;
  • douleur interne ou externe persistante ;
  • antécédent de rupture du ligament croisé antérieur ;
  • suspicion de lésion méniscale ;
  • arthrose déjà connue avec aggravation des symptômes.

À Toulon et Hyères, le Dr Pierre Dekeuwer réalise un bilan clinique et radiologique du genou afin d’identifier l’origine de la douleur : surcharge, syndrome rotulien, lésion méniscale, atteinte ligamentaire, arthrose, trouble d’axe ou autre pathologie articulaire.

L’objectif est de poser un diagnostic précis, puis d’adapter la prise en charge : repos relatif, rééducation, modification de l’entraînement, infiltrations dans certains cas, ou discussion chirurgicale lorsque la situation le justifie.

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Les points à retenir

  • La course à pied n’est pas automatiquement nocive pour les genoux.
  • Chez les coureurs récréatifs, pratiquant régulièrement et sans excès, elle n’est pas clairement associée à une augmentation du risque d’arthrose du genou.
  • Les blessures surviennent surtout lorsque la charge augmente trop vite, lorsque la récupération est insuffisante, lorsqu’il existe des facteurs biomécaniques ou lorsqu’un genou déjà douloureux est trop sollicité.
  • Les vrais signaux d’alerte sont la douleur persistante, le gonflement, la boiterie, l’instabilité, le blocage ou la douleur qui dure plus de 24 heures après l’effort.
  • Pour préserver ses genoux, il faut progresser lentement, renforcer les muscles, varier les entraînements, récupérer correctement, remplacer les chaussures usées et consulter si les douleurs persistent.
FAQ

FAQ : course à pied et genoux

La course à pied donne-t-elle de l’arthrose du genou ?

Pas forcément. Les études ne montrent pas que la course récréative, pratiquée raisonnablement, augmente clairement le risque d’arthrose du genou. Les pratiques très intensives ou les antécédents de traumatisme doivent en revanche être considérés avec plus de prudence.

Est-ce mauvais de courir sur du bitume ?

Courir sur bitume n’est pas automatiquement mauvais, mais la surface est plus dure qu’un chemin souple. Le problème vient surtout du volume, de l’intensité, de la récupération et de la tolérance individuelle du genou.

Faut-il arrêter de courir dès qu’on a mal au genou ?

Pas toujours, mais il ne faut pas ignorer la douleur. Si la douleur est légère et disparaît rapidement, une réduction temporaire peut suffire. Si elle persiste, augmente, provoque une boiterie ou s’accompagne d’un gonflement, il faut arrêter temporairement et consulter.

Peut-on courir avec une arthrose du genou ?

Parfois oui, si l’arthrose est peu symptomatique et si la course est bien tolérée. En cas de douleur persistante, de gonflement, de boiterie ou d’arthrose avancée, il vaut mieux demander un avis médical et privilégier des activités à plus faible impact.

Comment protéger ses genoux quand on court ?

Il faut augmenter progressivement les distances, éviter les changements brusques d’intensité, prévoir des jours de récupération, renforcer les quadriceps et les muscles de la hanche, varier les entraînements et remplacer les chaussures usées.

Quelle douleur doit inquiéter chez un coureur ?

Une douleur qui impose de boiter, qui revient à chaque sortie, qui persiste plus de 24 heures, qui réveille la nuit, ou qui s’accompagne d’un gonflement, d’un blocage ou d’une instabilité doit conduire à consulter.

La course est-elle déconseillée après une rupture du ligament croisé antérieur ?

La reprise de la course après une rupture ou une reconstruction du ligament croisé antérieur dépend de la stabilité du genou, de la rééducation, du niveau musculaire et de l’avis médical. Elle ne doit pas être reprise sans bilan adapté.

Conclusion

La course à pied n’est pas l’ennemi systématique des genoux. Pratiquée raisonnablement, avec une progression adaptée et une bonne récupération, elle peut faire partie d’un mode de vie actif sans provoquer automatiquement d’arthrose.

Mais elle doit rester adaptée au patient. Un coureur avec un genou sain, bien entraîné et sans douleur n’est pas dans la même situation qu’un patient présentant une arthrose, une lésion méniscale, une instabilité ou des antécédents de traumatisme.

Le message principal est simple : courir n’est pas dangereux en soi, mais courir trop vite, trop fort, trop longtemps ou malgré une douleur persistante peut le devenir.

En cas de douleur du genou à la course, de gonflement, de blocage ou d’instabilité, un bilan spécialisé permet d’identifier la cause et de reprendre une activité dans les meilleures conditions.

À Toulon et Hyères dans le Var, le Dr Pierre Dekeuwer, chirurgien orthopédiste, spécialiste du genou, accompagne les patients sportifs et coureurs présentant des douleurs du genou, afin de proposer une prise en charge adaptée à leur pratique, à leur niveau d’activité et à l’état réel de leur articulation.

Douleur du genou à la course ?

Le Dr Pierre DEKEUWER vous reçoit à Hyères et à Toulon pour évaluer votre genou et adapter la prise en charge à votre pratique sportive.